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Votation populaire · 27.09.2020Objet fédéral

Loi sur les allocations pour perte de gain (contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille »)

Votations2020
60,3% OuiNon 39,7%
Votations
Accepté
Oui
60,3% 1 933 310
Non
39,7% 1 270 705
Participation
62,2%

Résultat pondéré par les bulletins sur 2 116 communes

Contexte

La loi offre aux mères actives un congé de maternité payé de quatorze semaines lors de la naissance d’un enfant. Les pères n’ont en revanche droit qu’à un ou deux jours de congé.

Le projet

Le projet prévoit un congé de paternité payé de deux semaines à prendre dans les six mois suivant la naissance de l’enfant. Une allocation est prévue pour la durée du congé. Son calcul est le même que pour le congé de maternité, soit 80 % du revenu moyen de l’activité lucrative obtenu avant la naissance de l’enfant, mais au maximum 196 francs par jour. L’Office fédéral des assurances sociales estime le coût du congé de paternité de deux semaines à 230 millions de francs par année au moment de son entrée en vigueur. Comme le congé de maternité, il sera financé par le régime des allocations pour perte de gain (APG), soit principalement par les cotisations des employés, des employeurs et des indépendants. Le texte soumis au vote est un contre-projet indirect du Parlement à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille », qui prévoit un congé de quatre semaines. Ses auteurs l’ont retirée à la condition que le contre-projet de deux semaines entre en vigueur. L’objet est soumis au vote, car la demande de référendum a abouti.

Question posée

Acceptez-vous la modification du 27 septembre 2019 de la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain en cas de service et de maternité (loi sur les allocations pour perte de gain, LAPG) ?

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref » · Page officielle

Résultat par commune

part du oui par commune
NonOuiAucun résultat
#CommunePart du ouiCanton
1Sergey95,7%VD
2Mauraz92,9%VD
3Saint-Saphorin90,4%VD
4Chavannes-le-Veyron88,3%VD
5Ferreyres87,1%VD
6Lausanne86,5%VD
7Duillier86,4%VD
8Denens86,2%VD
9Etagnières86,1%VD
10Lussy-sur-Morges85,9%VD

Résultat par district

part du oui par district — les chiffres de district publiés par l’OFS ; les cantons sans districts restent neutres
NonOuiAucun résultat

Résultat par district

Résultats par district tels que publiés par l’OFS — top 10 oui / top 10 non
Vaud81,6%
Genève79,4%
Jura74,3%
#CantonPart du ouiParticipationCommunes
1Vaud81,6%64,7%300
2Genève79,4%61,8%45
3Jura74,3%61,5%51
4Neuchâtel73,6%58,3%24
5Bâle-Ville71,6%66,4%3
6Fribourg67,8%61,9%119
7Tessin67,3%62,8%100
8Zurich61,7%62,3%160
9Valais60,5%70,1%122
10Bâle-Campagne58,9%59,1%86
11Berne56,8%60,8%328
12Schaffhouse56,3%74,0%26
13Argovie53,3%58,6%196
14Zoug52,9%65,4%11
15Soleure52,4%59,1%104
16Lucerne51,9%63,5%79
17Grisons51,8%63,6%100
18Saint-Gall49,2%61,8%75
19Thurgovie49,2%60,2%80
20Appenzell Rhodes-Extérieures45,6%64,7%20
21Glaris43,3%54,9%3
22Uri43,0%62,8%19
23Nidwald42,9%65,4%11
24Schwytz42,0%64,1%30
25Obwald41,8%67,9%7
26Appenzell Rhodes-Intérieures34,7%58,7%5

Positions

Recommandations selon les explications

Recommandation du Conseil fédéral et du Parlement

RecommandationOui

Le Conseil fédéral et le Parlement sont favorables à un congé de paternité payé de deux semaines. Il permettra au père d’être plus présent pour l’enfant et de décharger la mère de certaines tâches. Il répond à une revendication largement soutenue et n’entraîne pas de charges financières et organisationnelles démesurées.

admin.ch/conge-de-paternite

Tous les arguments des deux camps : explications du Conseil fédéral

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref »

Recommandation du comité référendaire

RecommandationNon

Le comité estime que le congé de paternité payé est une nouvelle assurance sociale chère, irresponsable et abusive. Tout le monde verra son salaire diminuer pour que quelques per- sonnes puissent prendre des vacances payées. Pour les PME, ce congé n’est supportable ni du point de vue financier ni du point de vue organisationnel.

ponctions-salaires-non.ch

Tous les arguments des deux camps : explications du Conseil fédéral

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref »

Vote au Parlement

OuiNonAbstentions
Conseil national129662
Conseil des États31113

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref ». Tel qu’indiqué dans les explications ; si leurs versions linguistiques divergent, le chiffre commun à au moins deux versions est retenu.

Les positions sont les résumés tirés des explications officielles du Conseil fédéral, repris mot pour mot, sans coupe ni appréciation de la part de ce site. Les arguments complets des deux camps figurent dans les explications en lien.

Contexte

Alors que la loi accorde aux mères actives quatorze semaines de congé payé après la naissance d’un enfant, les pères n’ont droit qu’à un ou deux jours, pour autant qu’ils soient employés. En effet, la naissance d’un enfant, comme le mariage ou un déménagement, est un évènement particulier pour lequel l’employeur doit donner congé à son employé. La loi ne prévoit en revanche rien pour les indépendants.

Différentes cultures d’entreprise

Dans la pratique, certaines branches ou entreprises proposent un congé de paternité plus long, pouvant aller de quelques jours à plusieurs semaines.

Afficher tout le texte

Deux semaines de congé

Si le projet est accepté, tous les pères actifs auront droit à un congé de paternité de deux semaines, soit dix jours de travail. Il pourra être pris sous forme de bloc ou de jours isolés dans les six mois suivant la naissance de l’enfant. L’employeur ne pourra pas l’imputer sur les vacances de l’employé.

Indemnisation

Une allocation est prévue pour la durée du congé. Les règles sont les mêmes que pour le congé de maternité : pour obtenir une allocation, les pères doivent exercer une activité lucrative au moment de la naissance de l’enfant, que ce soit en tant qu’employés ou qu’indépendants, avoir été assurés obligatoirement auprès de l’AVS pendant les neuf mois précédant la naissance et, au cours de cette période, avoir exercé une activité lucrative pendant au moins cinq mois. L’allocation est versée soit à l’employé directement, soit à l’employeur si celui-ci continue de lui verser son salaire pendant le congé.

Calcul de l’allocation

Comme pour le congé de maternité, l’allocation correspond à 80 % du revenu moyen de l’activité lucrative obtenu avant la naissance de l’enfant, mais au maximum à 196 francs par jour. Pour deux semaines, les pères peuvent toucher quatorze indemnités journalières, soit un montant maximal de 2744 francs.

Coût et financement

Le congé de paternité de deux semaines sera financé par le régime des allocations pour perte de gain (APG), soit principalement par les cotisations des employés, des employeurs et des indépendants. L’Office fédéral des assurances sociales estime son coût à 230 millions de francs par année au moment de l’entrée en vigueur. Le taux de cotisation aux APG, actuellement à 0,45 %, passera à 0,5 %, ce qui représentera 50 centimes de plus pour 1000 francs de salaire. Pour les employés, la moitié de cette charge sera assumée par l’employeur.

Contre-projet à l’initiative populaire

Le texte soumis au vote est un contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille », qui prévoit un congé de quatre semaines. En effet, le Parlement a rejeté l’initiative, comme le Conseil fédéral le lui avait recommandé, et a aussitôt adopté le contre-projet en faveur du congé de deux semaines. Les auteurs de l’initiative ont alors retiré leur texte à la condition que le contre-projet entre en vigueur. Le contre-projet est soumis au vote, car la demande de référendum a abouti. S’il est accepté, le Conseil fédéral le mettra en vigueur et l’initiative en faveur du congé de quatre semaines sera définitivement retirée. En revanche, si le contre-projet est rejeté, l’initiative sera soumise au vote, sauf si ses auteurs choisissent de la retirer définitivement.

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En détail »

Quel a été le résultat de la votation « Loi sur les allocations pour perte de gain (contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille ») » ?
Le 27.09.2020, « Loi sur les allocations pour perte de gain (contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille ») » a été accepté avec 1 933 310 oui contre 1 270 705 non. La participation était de 62,2%.
Comment les cantons ont-ils voté sur « Loi sur les allocations pour perte de gain (contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille ») » ?
Le oui le plus fort venait de Vaud (81,6%), le non le plus fort de Appenzell Rhodes-Intérieures (34,7%).
« Loi sur les allocations pour perte de gain (contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille ») » a-t-il été accepté ?
« Loi sur les allocations pour perte de gain (contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille ») » a été accepté au niveau national le 27.09.2020.