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Votation populaire · 24.11.2024Objet fédéral

Modification du code des obligations (droit du bail: sous-location)

Votations2024
48,4% OuiNon 51,6%
Votations
Rejeté
Oui
48,4% 1 196 643
Non
51,6% 1 274 818
Participation
44,9%

Résultat pondéré par les bulletins sur 2 117 communes

Contexte

Les locataires ont le droit de sous-louer temporairement l’entier ou une partie de leur logement ou de leurs locaux commerciaux. Il arrive cependant qu’ils le fassent sans l’autorisation du bailleur (laquelle est pourtant obligatoire) ou qu’ils demandent un loyer trop élevé pour la sous-location. Pour éviter ce genre d’abus, le Parlement veut modifier le code des obligations.

Le projet

Dorénavant, le locataire qui désire sous-louer un espace devra obligatoirement demander et obtenir l’autorisation du bailleur par écrit. Le bailleur pourra refuser la sous-location si celle-ci est prévue pour plus de deux ans, entre autres. Si le locataire ne respecte pas ses obligations liées à la sous-location, le bailleur peut tout d’abord lui adresser une protestation écrite, puis, si celle-ci reste sans effet, résilier le bail dans un délai de 30 jours. Un référendum a été demandé contre le projet, raison pour laquelle celui-ci est soumis au vote.

Question posée

Acceptez-vous la modification du 29 septembre 2023 du code des obligations (droit du bail : sous-location) ?

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref » · Page officielle

Résultat par commune

part du oui par commune
NonOuiAucun résultat
#CommunePart du ouiCanton
1Buseno86,2%GR
2Eriz78,9%BE
3Kallern76,9%AG
4Zermatt76,6%VS
5Rossenges75,7%VD
6Furna75,6%GR
7Silvaplana74,7%GR
8Homberg74,7%BE
9Bedretto74,5%TI
10Saas-Fee73,6%VS

Résultat par district

part du oui par district — les chiffres de district publiés par l’OFS ; les cantons sans districts restent neutres
NonOuiAucun résultat

Résultat par district

Résultats par district tels que publiés par l’OFS — top 10 oui / top 10 non
Genève64,8%
Jura59,6%
Vaud58,7%
#CantonPart du ouiParticipationCommunes
1Appenzell Rhodes-Intérieures61,2%40,8%5
2Schwytz60,5%43,8%30
3Obwald59,4%43,9%7
4Nidwald58,6%45,1%11
5Uri57,1%50,1%19
6Appenzell Rhodes-Extérieures56,5%47,1%20
7Grisons56,4%39,5%100
8Zoug56,2%52,2%11
9Thurgovie56,2%44,1%80
10Saint-Gall55,9%44,6%75
11Glaris55,2%36,8%3
12Tessin54,3%42,1%100
13Argovie53,8%41,3%196
14Valais53,2%44,5%122
15Bâle-Campagne51,0%44,1%86
16Lucerne50,6%43,9%79
17Schaffhouse49,4%64,7%26
18Soleure48,9%43,1%104
19Berne46,9%43,0%329
20Fribourg46,4%41,5%119
21Zurich46,3%48,6%160
22Vaud41,3%51,4%300
23Jura40,4%40,9%51
24Bâle-Ville38,5%61,2%3
25Neuchâtel37,9%40,1%24
26Genève35,2%53,9%45

Positions

Recommandations selon les explications

Recommandation du Conseil fédéral et du Parlement

RecommandationOui

Le projet vise à empêcher les abus en matière de souslocation. Il est nécessaire parce que l’évolution du marché locatif et l’essor des plates-formes en ligne ont entraîné une hausse du nombre d’abus. Le droit des locataires à la souslocation continuera cependant d’exister.

admin.ch/sous-location

Tous les arguments des deux camps : explications du Conseil fédéral

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref »

Recommandation du comité référendaire

RecommandationNon

Pour le comité référendaire, le projet restreindra fortement la sous-location, qui a fait ses preuves. Cet obstacle inutile touchera des centaines de milliers de personnes et fait partie d’une vaste offensive contre la protection des locataires, qui pourront être expulsés pour le moindre manquement. Le but est de faciliter les résiliations pour ensuite augmenter encore les loyers.

attaque-locataires-non.ch

Tous les arguments des deux camps : explications du Conseil fédéral

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref »

Vote au Parlement

OuiNonAbstentions
Conseil national108852
Conseil des États32110

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref ». Tel qu’indiqué dans les explications ; si leurs versions linguistiques divergent, le chiffre commun à au moins deux versions est retenu.

Les positions sont les résumés tirés des explications officielles du Conseil fédéral, repris mot pour mot, sans coupe ni appréciation de la part de ce site. Les arguments complets des deux camps figurent dans les explications en lien.

Contexte

Aujourd’hui, les locataires peuvent sous-louer l’entier ou une partie de leur logement ou de leurs locaux commerciaux, par exemple s’ils partent temporairement à l’étranger ou s’ils veulent partager le loyer avec d’autres personnes. Il arrive cependant qu’ils réclament un loyer trop élevé pour la souslocation, ou qu’ils ne demandent pas l’autorisation du bailleur (laquelle est pourtant obligatoire). Le Parlement, qui souhaite lutter de manière plus ciblée contre ces abus, a décidé d’adapter les règles en vigueur pour la sous-location (dispositions relatives au bail à loyer et au bail à ferme). Le Conseil fédéral était initialement d’avis que la loi actuelle permettait déjà de lutter contre ces abus.

But de la sous-location

Une sous-location peut cependant être abusive et provoquer des inconvénients pour le bailleur. On pense par exemple à un locataire qui sous-louerait une pièce à un musicien qui s’y exercerait longuement, avec toutes les nuisances sonores que cela implique. Ou à des gens qui seraient trop nombreux à vivre dans un même appartement, ce qui engendrerait une usure importante ou des désagréments pour les autres locataires. Une sous-location est également abusive si le locataire demande un loyer trop élevé ou s’il n’informe pas le bailleur de la sous-location. Le cas peut par exemple se présenter lorsque le logement est sous-loué par l’intermédiaire d’une plate-forme en ligne.

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Sous-location abusive

Une sous-location peut cependant être abusive et provoquer des inconvénients pour le bailleur. On pense par exemple à un locataire qui sous-louerait une pièce à un musicien qui s’y exercerait longuement, avec toutes les nuisances sonores que cela implique. Ou à des gens qui seraient trop nombreux à vivre dans un même appartement, ce qui engendrerait une usure importante ou des désagréments pour les autres locataires. Une sous-location est également abusive si le locataire demande un loyer trop élevé ou s’il n’informe pas le bailleur de la sous-location. Cela peut par exemple être le cas lorsque le logement est sous-loué par l’intermédiaire d’une plate-forme en ligne.

Règles plus strictes

Les nouvelles règles ont pour but d’éviter ce type d’abus. Dorénavant, le locataire qui désire recourir à la sous-location devra demander et obtenir l’autorisation du bailleur par écrit. La demande et l’autorisation devront être munies d’une signature manuscrite ou d’une signature électronique qualifiée. Un simple courriel ne sera donc pas suffisant. Le locataire devra en outre informer le bailleur lors de changements, par exemple un changement de sous-locataire ou une hausse du loyer de la sous-location.

Refus du bailleur

Aujourd’hui, le bailleur ne peut dans la plupart des cas pas s’opposer à une sous-location. Il ne peut refuser son accord que si le locataire ne lui communique pas les conditions de la sous-location (par exemple le montant du loyer), si le loyer de la sous-location est trop élevé ou si la sous-location présente des inconvénients majeurs pour lui, par exemple si elle provoque des désagréments pour les autres locataires. Avec les nouvelles règles, le bailleur pourra refuser une sous-location s’il est prévu qu’elle dure plus de deux ans, ou pour des raisons qui ne sont pas mentionnées explicitement dans la loi mais qui justifient un refus.

Droit de résilier le bail

Si le locataire enfreint les règles relatives à la sous-location, le bailleur peut résilier le bail. Ce droit figurera dorénavant expressément dans la loi : le bailleur pourra par exemple résilier le bail si le locataire n’a pas obtenu l’autorisation écrite du bailleur, s’il fournit de fausses informations ou s’il ne communique pas les changements survenus durant la sous-location. Avant de résilier le bail, le bailleur doit adresser une protestation écrite au locataire. Si celui-ci continue d’enfreindre les règles, le bailleur peut résilier le bail dans un délai de 30 jours.

Règles pour le bail à ferme

Pour le bail à ferme, l’accord du bailleur est également déjà nécessaire pour une sous-location ou un sous-affermage. S’il s’agit d’une sous-location, les nouvelles dispositions sur la sous-location s’appliqueront par analogie. S’il s’agit d’un sous-affermage, la règle actuelle continuera de s’appliquer : le bailleur pourra refuser de donner son accord sans avoir à se justifier.

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En détail »

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Délai référendaire: 18 janvier 2024

Code des obligations

(Droit du bail: sous-location)

Modification du 29 septembre 2023

L’Assemblée fédérale de la Confédération suisse,

vu le rapport de la Commission des affaires juridiques du Conseil national du 18 août 2022, vu l’avis du Conseil fédéral du 19 octobre 2022,

arrête:

I

Le code des obligations est modifié comme suit:

Art. 262

1 Le locataire peut sous-louer tout ou partie de la chose avec le consentement écrit du bailleur.

2 À moins que les parties en aient convenu autrement par écrit, le locataire soumet au bailleur une demande écrite de sous-location qui contient:

a. le nom du sous-locataire;

b. les conditions du contrat, notamment la désignation de l’objet sous-loué, son usage, le loyer et la durée de la sous-location.

3 Pendant la durée de la sous-location, il informe le bailleur de tout changement concernant les indications exigées à l’al. 2.

4 Le bailleur peut notamment refuser son consentement dans les cas suivants:

a. si le locataire refuse de communiquer les indications exigées aux al. 2 et 3;

b. si les conditions de la sous-location, comparées à celles du contrat de bail principal, sont abusives;

c. si la sous-location présente des inconvénients majeurs pour le bailleur;

d. si la durée prévue de la sous-location dépasse deux ans.

5 Le locataire est garant envers le bailleur que le sous-locataire n’emploiera la chose qu’à l’usage autorisé par le bail principal. Le bailleur peut s’adresser directement au sous-locataire à l’effet de l’y obliger.

6 Lorsque le locataire sous-loue la chose sans le consentement écrit du bailleur, qu’il donne de fausses indications ou qu’il omet d’informer le bailleur de tout changement conformément à l’al. 3, le bailleur peut, après une protestation écrite restée sans effet, résilier le bail moyennant un délai de congé minimum de 30 jours.

Art. 291

1 Le fermier peut sous-affermer ou sous-louer tout ou partie de la chose avec le consentement du bailleur. En cas de sous-location, le consentement doit être donné par écrit.

2 Le fermier soumet au bailleur une demande écrite de sous-location qui contient:

a. le nom du sous-locataire;

b. les conditions du contrat, notamment la désignation de l’objet sous-loué, son usage, le loyer et la durée de la sous-location.

3 Pendant la durée de la sous-location, il informe le bailleur de tout changement concernant les indications exigées à l’al. 2.

4 Le bailleur peut notamment refuser son consentement à la sous-location de locaux qui font partie de la chose affermée dans les cas suivants:

a. si le fermier refuse de communiquer les indications exigées aux al. 2 et 3;

b. si les conditions de la sous-location, comparées à celles du contrat de bail principal, sont abusives;

c. si la sous-location présente pour le bailleur des inconvénients majeurs;

d. si la durée prévue de la sous-location dépasse deux ans.

5 Le fermier est garant envers le bailleur que le sous-fermier ou le sous-locataire n’utilisera ou n’exploitera la chose que conformément au bail principal. Le bailleur peut s’adresser directement au sous-fermier ou au sous-locataire à l’effet de les y obliger.

6 Lorsque le fermier sous-loue la chose sans le consentement écrit du bailleur, qu’il donne de fausses indications ou qu’il omet d’informer le bailleur d’un changement conformément à l’al. 3, le bailleur peut, après une protestation écrite restée sans effet, résilier le bail à n’importe quel moment, moyennant un délai de congé de six mois.

II

1 La présente loi est sujette au référendum.

2 Le Conseil fédéral fixe la date de l’entrée en vigueur.

Conseil national, 29 septembre 2023

Le président: Martin Candinas Le secrétaire: Pierre-Hervé Freléchoz

Conseil des États, 29 septembre 2023

La présidente: Brigitte Häberli-Koller La secrétaire: Martina Buol

Date de publication: 10 octobre 2023

Délai référendaire: 18 janvier 2024

Texte soumis au vote sur Fedlex (BBl 2023 2288)

Source : Fedlex, BBl 2023 2288 — texte officiel

Quel a été le résultat de la votation « Modification du code des obligations (droit du bail: sous-location) » ?
Le 24.11.2024, « Modification du code des obligations (droit du bail: sous-location) » a été rejeté avec 1 196 643 oui contre 1 274 818 non. La participation était de 44,9%.
Comment les cantons ont-ils voté sur « Modification du code des obligations (droit du bail: sous-location) » ?
Le oui le plus fort venait de Appenzell Rhodes-Intérieures (61,2%), le non le plus fort de Genève (35,2%).
« Modification du code des obligations (droit du bail: sous-location) » a-t-il été accepté ?
« Modification du code des obligations (droit du bail: sous-location) » a été rejeté au niveau national le 24.11.2024.