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Votation populaire · 28.11.2021Objet fédéral

Modification de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19) (cas de rigueur, assurance-chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations)

Votations2021
62,0% OuiNon 38,0%
Votations
Accepté
Oui
62,0% 2 222 594
Non
38,0% 1 361 084
Participation
68,4%

Résultat pondéré par les bulletins sur 2 117 communes

Contexte

La pandémie de COVID-19 a obligé le Conseil fédéral à prendre rapidement des mesures d’une portée considérable pour protéger la population et les entreprises. Au début de la crise, il a donc dû parfois recourir au droit de nécessité. Mais depuis l’adoption par le Parlement de la loi COVID-19 en septembre 2020, c’est elle qui fixe les mesures supplémentaires que le Conseil fédéral peut prendre pour lutter contre la pandémie et limiter les dommages pour l’économie. En réaction à l’évolution de la crise, le Parlement a modifié la loi plusieurs fois. Suite à une demande de référendum, le peuple a accepté la loi par 60 % des voix lors de la votation du 13 juin 2021. Un nouveau référendum ayant abouti, un deuxième scrutin aura lieu le 28 novembre 2021 ; il portera sur les modifications de la loi adoptées par le Parlement en mars 2021.

Objet soumis au vote

En mars 2021, le Parlement a modifié la loi afin d’étendre les aides financières aux personnes n’ayant pu être soutenues jusque-là ou pas suffisamment. Le traçage des contacts, qui permet de briser les chaînes de contamination, a été amélioré, et il a été décidé que la Confédération encouragerait le dépistage du COVID-19 et pourrait prendre en charge les coûts afférents. Le Parlement a en outre édicté la base légale nécessaire à l’instauration du certificat COVID qu’il a voulu créer pour les personnes vaccinées, guéries ou testées négatives, afin de faciliter les voyages à l’étranger et de permettre la tenue de certaines manifestations.

Question posée

Acceptez-vous la modification du 19 mars 2021 de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19) (cas de rigueur, assurance-chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) ?

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref » · Page officielle

Résultat par commune

part du oui par commune
NonOuiAucun résultat

Résultat par district

part du oui par district — les chiffres de district publiés par l’OFS ; les cantons sans districts restent neutres
NonOuiAucun résultat

Résultat par district

Résultats par district tels que publiés par l’OFS — top 10 oui / top 10 non
#CantonPart du ouiParticipationCommunes
1Bâle-Ville70,6%70,0%3
2Zurich66,2%71,8%160
3Tessin65,3%60,8%100
4Bâle-Campagne65,0%69,9%86
5Neuchâtel64,3%62,3%24
6Vaud63,7%67,8%300
7Zoug63,6%73,5%11
8Soleure63,4%68,4%104
9Genève62,9%62,3%45
10Berne62,6%67,8%329
11Argovie62,6%68,2%196
12Lucerne62,3%74,2%79
13Fribourg61,6%66,7%119
14Grisons60,9%66,6%100
15Schaffhouse59,9%78,9%26
16Nidwald59,1%75,2%11
17Valais58,5%70,6%122
18Uri56,3%71,8%19
19Jura54,8%63,0%51
20Saint-Gall54,7%71,6%75
21Thurgovie54,7%72,3%80
22Glaris54,2%66,1%3
23Obwald51,2%75,2%7
24Appenzell Rhodes-Extérieures50,7%74,9%20
25Schwytz48,6%75,9%30
26Appenzell Rhodes-Intérieures44,2%72,6%5

Positions

Recommandations selon les explications

Recommandation du Conseil fédéral et du Parlement

RecommandationOui

Le Parlement a modifié la loi COVID-19 plusieurs fois pour mieux protéger les personnes et les entreprises. La modification de mars 2021 étend l’aide économique, qui est cruciale, et comble des lacunes en matière de soutien. Le certificat COVID facilite les voyages à l’étranger et permet la tenue de certaines manifestations.

admin.ch/modification-loi-covid-19

Tous les arguments des deux camps : explications du Conseil fédéral

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref »

Recommandation du comité d’initiative

RecommandationNon

Pour les comités, la révision de la loi de mars 2021 est inutile et excessive. Selon eux, les lois existantes suffisent pour protéger la population contre le COVID et d’autres maladies. Ils estiment en outre que cette révision de la loi divise la Suisse et engendre une surveillance massive de chacun d’entre nous.

loicovid-non.ch

Tous les arguments des deux camps : explications du Conseil fédéral

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref »

Vote au Parlement

OuiNonAbstentions
Conseil national1691313
Conseil des États4400

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En bref ». Tel qu’indiqué dans les explications ; si leurs versions linguistiques divergent, le chiffre commun à au moins deux versions est retenu.

Les positions sont les résumés tirés des explications officielles du Conseil fédéral, repris mot pour mot, sans coupe ni appréciation de la part de ce site. Les arguments complets des deux camps figurent dans les explications en lien.

Contexte

Lorsque l’épidémie de COVID-19 s’est déclarée début 2020, le Conseil fédéral a dû agir vite et prendre des mesures d’une portée considérable pour endiguer l’épidémie et en atténuer les conséquences sanitaires, économiques et sociales. Au début de la crise, il a été contraint de recourir au droit de nécessité en raison de la vitesse à laquelle le virus se répandait et parce que des décisions rapides s’imposaient. La Constitution lui confère ce droit. Mais depuis le 25 septembre 2020, il peut se fonder sur la loi COVID-19 adoptée par le Parlement et entrée en vigueur immédiatement. La pandémie évoluant de manière imprévisible, le Parlement a modifié la loi à chacune de ses sessions (en l’occurrence les 18 décembre 2020, 19 mars 2021 et 18 juin 2021 [1]), afin de tenir compte de la situation du moment.

Deuxième votation sur cette loi

Le peuple a déjà été appelé à voter sur la loi COVID-19, une demande de référendum contre le texte du 25 septembre 2020 ayant abouti. Lors du scrutin, qui s’est tenu le 13 juin 2021, il a accepté la loi par 60 % des voix. Le référendum ayant aussi été demandé contre la modification du 19 mars 2021, le peuple doit voter sur celle-ci également.

Afficher tout le texte

Aides financières supplémentaires

Au fil de la pandémie, les besoins en aides financières se sont accrus, et les différentes modifications de la loi COVID-19 en ont tenu compte. Concrètement, le peuple est appelé à voter sur les mesures de soutien financier suivantes :

– extension de l’aide pour les cas de rigueur à d’autres entreprises ayant dû fermer temporairement ou ayant subi un important recul de leur chiffre d’affaires en raison de la pandémie ;

– extension des allocations pour perte de gain allouées aux personnes exerçant une activité lucrative indépendante ; celles-ci auront droit à une allocation pour perte de gain si leur chiffre d’affaires a reculé de 30 % (contre 40 % auparavant) ;

– extension des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT), afin d’éviter des licenciements et de sauver des emplois ;

– augmentation du nombre d’indemnités journalières allouées aux chômeurs par l’assurance-chômage ;

– indemnisation des organisateurs de manifestations publiques d’importance supracantonale qui ne peuvent ou n’ont pu avoir lieu en raison de la pandémie ;

– assouplissement des conditions d’octroi d’aides financières aux clubs de sport professionnels ;

– extension des aides financières destinées aux institutions d’accueil extra-familial pour enfants contraintes de fermer en raison de la pandémie ; les institutions gérées par les pouvoirs publics seront également soutenues ;

– extension aux intermittents des aides financières destinées à la culture et aux acteurs culturels ;

– compensation des pertes publicitaires des stations de radio et des télévisions privées jusqu’à concurrence d’un certain montant.

Autres modifications

Outre les mesures de soutien financier précitées, le Parlement a, le 19 mars 2021, inscrit dans la loi des dispositions concernant les points évoqués ci-après, afin de tenir compte de l’évolution de la pandémie.

Système de traçage des contacts

Le traçage des contacts, qui est réglé dans la loi sur les épidémies, relève de la compétence des cantons. Une nouvelle disposition de la loi COVID-19 confère à la Confédération la tâche d’assurer, en collaboration avec les cantons, la mise en place d’un système de traçage des contacts qui fonctionne dans toute la Suisse et garantisse la protection des données. La Confédération peut obliger les cantons à améliorer le traçage des contaminations ; elle les dédommage pour les dépenses qui en découlent.

Certificat COVID

Le Parlement a créé la base légale permettant d’instaurer un certificat COVID reconnu à l’échelle internationale. Ce certificat est facultatif et à la disposition de tous. Uniforme et infalsifiable, il permet de consigner une vaccination contre le COVID-19, une infection guérie ou un test négatif. D’autres pays, de même que l’UE, ont eux aussi créé un tel document, certains le rendant obligatoire dans davantage de situations que la Suisse. Le certificat ne permet donc pas seulement de se rendre plus facilement à l’étranger, mais il simplifie aussi les séjours sur place. En Suisse, le recours au certificat permet de réduire les risques épidémiologiques liés à la tenue de certaines manifestations, de sorte qu’il n’est plus nécessaire de les interdire. Si la situation devait à nouveau fortement se détériorer, le recours au certificat pourrait permettre d’éviter de nouvelles fermetures telles que celles que nous avons connues au printemps 2020 ou au premier semestre 2021. À l’été 2021, quelque 7,5 millions de certificats avaient été délivrés [2].

Exemption de quarantaine

La modification de mars 2021 prévoit certains assouplissements pour les personnes vaccinées contre le COVID-19 et les personnes guéries. Ainsi, celles-ci ne sont plus soumises à une quarantaine lorsqu’elles ont été en contact avec une personne testée positive.

Soutien à la mise en oeuvre des tests

La modification de mars 2021 de la loi COVID-19 règle plus précisément le financement des tests par la Confédération. Celle-ci doit soutenir la mise en oeuvre des tests COVID- 19 et prendre en charge les coûts non couverts.

Biens médicaux importants

La loi permet au Conseil fédéral non seulement d’acquérir mais aussi de faire produire des biens médicaux importants. Sur cette base, il a chargé l’Office fédéral de la santé publique et Innosuisse de mettre en oeuvre un programme limité à fin 2022 qui vise à encourager le développement et la production de médicaments contre le COVID-19.

Droits politiques

Les signatures à l’appui d’une initiative populaire peuvent temporairement, à l’instar des signatures à l’appui d’une demande de référendum, être déposées sans attestations de la commune. Le Parlement a pris cette décision pour protéger les droits démocratiques fondamentaux, car la situation actuelle rend la récolte de signatures difficile.

Injonctions au Conseil fédéral

La modification du 19 mars 2021 contient en outre de nouvelles injonctions au Conseil fédéral. Celui-ci doit associer encore davantage les gouvernements cantonaux à sa gestion de la crise. Par ailleurs, il doit veiller à ce que la vie économique et sociale soit restreinte le moins possible ; à cette fin, la Confédération et les cantons doivent exploiter toutes les possibilités offertes par le dépistage, la vaccination et le traçage des contacts.

Que se passera-t-il en cas de rejet de la loi ?

La votation de fin novembre 2021 ne porte que sur la modification du 19 mars 2021 de la loi COVID-19. Les autres dispositions de la loi resteront en vigueur quelle que soit l’issue du scrutin. Si ladite modification est rejetée, elle cessera de produire effet un an après son adoption par le Parlement, soit le 19 mars 2022 [3]. Parmi les mesures concernées figurent l’augmentation du nombre d’indemnités journalières allouées aux chômeurs, l’extension des indemnités en cas de RHT et l’indemnisation des organisateurs de manifestations. Il ne sera en outre plus possible d’établir des certificats COVID – pas même pour les voyages et les séjours à l’étranger –, ni de mettre en place des programmes d’encouragement concernant des biens médicaux importants.

Mesures qui ne dépendent pas de la loi COVID-19

Pour lutter contre la pandémie, le Conseil fédéral se fonde en premier lieu sur la loi sur les épidémies. Celle-ci permet par exemple de rendre le port du masque obligatoire dans les transports publics, de fermer certains établissements ou d’interdire des manifestations. Ces mesures pourront continuer à s’appliquer ou être réintroduites même si la modification de la loi COVID-19 est rejetée.

[1] État au bouclage des présentes Explications (25 août 2021)

[2] État au bouclage des présentes Explications ( covid19.admin.ch > Vue d’ensemble)

[3] Art. 165 de la Constitution

Source : explications du Conseil fédéral (Chancellerie fédérale), chapitre « En détail »

Le texte officiel est publié intégralement sur Fedlex.

Texte soumis au vote sur Fedlex (AS 2021 153)

Source : Fedlex, AS 2021 153 — texte officiel

Quel a été le résultat de la votation « Modification de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19) (cas de rigueur, assurance-chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) » ?
Le 28.11.2021, « Modification de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19) (cas de rigueur, assurance-chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) » a été accepté avec 2 222 594 oui contre 1 361 084 non. La participation était de 68,4%.
Comment les cantons ont-ils voté sur « Modification de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19) (cas de rigueur, assurance-chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) » ?
Le oui le plus fort venait de Bâle-Ville (70,6%), le non le plus fort de Appenzell Rhodes-Intérieures (44,2%).
« Modification de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19) (cas de rigueur, assurance-chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) » a-t-il été accepté ?
« Modification de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19) (cas de rigueur, assurance-chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) » a été accepté au niveau national le 28.11.2021.